L’océan est un symbole sacré pour les polynésiens. Ils respectent cette vaste étendue d’eau où ils évoluent chaque jour. Les pêcheurs demandent aux divinités de rendre leur pêche abondante, avant chaque sortie en mer. L’océan est une véritable source de vie, auquel le polynésien est connecté et sensibilisé dès son plus jeune âge.

Christelle Lehartel, ministre de l’Education s’est rendue à la Maison de la Culture, ce mardi matin, pour visioner le film documentaire “Un Océan de solutions” réalisé par Maud Fontenoy, accompagnée de Thierry Terret, vice-recteur de la Polynésie française ainsi que de 660 élèves avec 74 accompagnateurs des écoles élémentaires : de Manotahi, de Vaiaha, de Pamatai, de To’ata,  de Teroma, de Val Fautaua, de Taaone, de Nuutafaratea, de Apea, de Ahutoru et du Groupe Scolaire (GS) Mamu.

Pour le Pays, la jeunesse est le socle de l’écologie locale. L’enfant doit devenir un fervent défenseur de la biodiversité et pourquoi pas le prochain scientifique de demain. Le visionnage du documentaire s’accompagne d’un kit pédagogique présenté par Christelle Lehartel lors de son allocution. Il est dédié aux cycles 2 et 3 du cours élémentaire et il contient un livret d’enseignement des notions de bases concentré sur l’eau douce et l’eau salé, les droits des enfants ainsi que l’importance de préserver l’eau et l’océan. Ce livret s’accompagne d’un second livret pédagogique qui est régulièrement mis à jour.

La nouvelle édition de ce dernier se concentre sur des notions clés telles que : la biodiversité, la découverte géographique des bords de mer avec un focus dédié au sable, et la compréhension de la notion de changement climatique. Les enfants découvrent ces notions au travers du récit d’une jeune tortue verte, née sur l’atoll de Tetiaroa. Le nom de ce programme s’intitule “Comprendre le monde, entre terre et mer“. Cet outil contribue de manière pédagogique à la transition écologique locale à travers l’enseignement.

Le documentaire de Maud Fontenoy présente des projets locaux entre autre : le Sea Water Air Conditioning (SWAC) du Centre Hospitalier de la Polynésie française (CHPF) ainsi qu’à l’hôtel de Tetiaroa, un système de climatisation à l’eau de mer ; les laboratoires de recherche dont un aménagé sur l’eau situé à Moorea consacré à l’étude des cônes marins ; la préservation des coraux avec le travail effectué par les équipes du Criobe ;  la protection des espèces marines comme les tortues avec l’intervention de l’association Te Mana O Te Moana ou encore de Tetiaroa Society ; les travaux de recherches du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ciblés sur les requins.

Christelle Lehartel a tenu a féliciter l’investissement des acteurs locaux et des intervenants engagés dans ce projet, en tant qu’ingénieurs, chercheurs du CNRS, représentants de la culture, bénévoles, directeurs d’établissements hôteliers ou encore scientifiques qui interviennent pendant les 52 min du film. La biodiversité marine polynésienne est l’avenir, et ce film est un exemple à suivre dans la préservation et la sauvegarde du Fenua.