Minarii Chantal GALENON TAUPUA, ministre des Solidarités et du Logement, en charge de l’Aménagement, de la Famille, de la Condition féminine et des personnes non autonomes, a répondu favorablement à l’invitation de l’Agence Qualité Construction (AQC), afin de participer aux Assises de la Construction Durable en Outre-Mer organisées dans le cadre du programme OMBREE 2 (Programme inter Outre-Mer pour des Bâtiments Résilients et Economes en Energie), plus précisément lors de la restitution publique des ateliers conclusifs qui a réuni rapporteurs et experts locaux dans le domaine de la construction, représentants des instances nationales, ministres et représentants des territoires ultramarins.

La mission de la ministre a démarré en participant à la conférence de presse qui a introduit la restitution publique des ateliers conclusifs des Assises de la Construction Durable en Outre-Mer.

Elle a tenu à saluer le défi relevé par l’AQC de réunir autour des Assises un nombre aussi important de territoires ultramarins, en mêlant à la fois expertise privée et publique et d’entrée de jeu, elle a tenu à rappeler que les Outre-mer constituaient de véritables laboratoires, parfois malgré eux, de l’adaptation aux changements climatiques.

Son intervention s’est poursuivie en concluant la table-ronde dont la thématique portait sur l’adaptation et la production vis-à-vis des usages et spécificités culturelles durant laquelle elle a précisé que : « La démarche normative dans la construction est à structurer entièrement et que notre gouvernement avait fait le choix de mettre les habitants et les modes d’habiter au centre de la qualité de la construction et plus spécifiquement de la qualité des logements rappelant ainsi que pour nous, tout le sujet est de trouver des manières de faire des logements qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. »

Il est ressorti de ces échanges fructueux, la volonté partagée de prendre en compte les spécificités des Outre-mer dans nos manières de construire. Pour conclure son intervention, la ministre a déclaré que : « Ce sont nos standards et nos réglementations qui doivent s’adapter aux modes de vie existants et non l’inverse, parce que la construction est pensée d’abord et avant tout pour accueillir la vie et l’activité humaine. C’est dans ce sens que nous avons orienté la participation de la Polynésie à ce grand chantier lancé par les Assises de la Construction Durable en Outre-Mer. »

Profitant de cette opportunité de déplacement dans l’hexagone, la ministre a également pu rencontrer Vaimua MULIAVA, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie notamment chargé de la construction, du patrimoine immobilier et des moyens, de l’urbanisme et de l’habitat. Ont été principalement abordées les problématiques que rencontrent actuellement la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie en termes d’accès au logement. Il a été question de conclure un futur partenariat qui viendra sceller, formaliser et pérenniser la collaboration entre la Nouvelle-Calédonie et Ma’ohi Nui sous l’égide du Pacific Islands Standard Committee (PISC) ; organisme qui veille à l’harmonisation des systèmes normatifs des 18 pays du Forum des Îles du Pacifique qui le composent et présidé par la Nouvelle-Calédonie.

La mission de la ministre s’est poursuivie par un entretien avec Lionel BEFFRE, Préfet, Directeur du cabinet de la Ministre chargée des Outre-Mer. L’occasion était d’échanger sur les défis et les perspectives du secteur, ainsi que sur les moyens d’encourager l’émergence de projets de logement intermédiaire. L’un des points forts a été la présentation de la SAS ARANA, projet phare du gouvernement pour le logement intermédiaire. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer le cadre législatif et financier pour favoriser le développement du logement intermédiaire en Polynésie. La mise en œuvre de partenariats public-privé innovants et la mobilisation de fonds d’investissement dédiés ont été identifiés comme des leviers essentiels pour soutenir la construction de logements abordables.

Dans la continuité d’entretiens que la ministre a eus au préalable avec Sana N’DIAYE, Gérant de NS Citadelle, la ministre a rencontré Philippe BOCCON-LIAUDET, Directeur Général du Groupe NS, entreprise sociale inclusive dans le domaine de la sécurité privée accompagné de Jena-Michel BONDU, Conseiller du Président de l’IRIAE, L’insertion pour l’activité économique en Hauts-de-France.

Il a principalement été question d’étudier les modalités de mise en œuvre d’un partenariat qui pourrait être mis en place, sous forme d’assistance à maitrise d’ouvrage avec le Groupe NS dans l’élaboration d’un projet de réinsertion sociale puis professionnelle en lien étroit avec l’Office Polynésien de l’Habitat et NS Citadelle.

Par ailleurs, en sa qualité de ministre de la condition féminine, Minarii Chantal GALENON TAUPUA, s’est entretenue avec Anne-Cécile MAILFERT, Présidente fondatrice de la Fondation des Femmes de France. En amont de la rencontre, la Présidente fondatrice a tenu à faire visiter « La cité audacieuse » à la ministre. « La cité audacieuse » est le siège de la Fondation situé en plein cœur de Paris. C’est un lieu innovant, multidisciplinaire et ouvert au public qui accueille toutes les associations dédiées aux droits des femmes, porteur.se.s de projet et le grand public ; La Cité Audacieuse a pour vocation d’être le cœur battant du féminisme et d’incarner la société de demain. Le sujet de cette rencontre portait principalement sur la réédition de « La Nuit des relais » en 2024 en vue des Jeux Olympiques qui se tiendront durant la même période.

Pour finir, la ministre s’est entretenue avec Sarah TERIITAUMIHAU, Cheffe de service de la Délégation de la Polynésie française qui lui a fait part des situations d’urgence sociale que rencontrent certains de nos Polynésiens résidant à l’hexagone. La ministre a dès lors saisi la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité afin de convenir à la formalisation d’un dispositif de partenariat renforcé entre son service et la Délégation, dans le soutien et la prise en charge de ces situations.