Discours du Président EDOUARD FRITCH OUVERTURE DE LA CONFERENCE DES MINISTRES DE LA SANTE DU PACIFIQUE

2019-08-06T14:29:31+00:006 août 2019|

Monsieur le Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé, Cher Docteur KASAI,

 

Monsieur le Directeur général de la Communauté du Pacifique Sud,

Honorables Ministres de la santé,

Mesdames et messieurs en vos grades et fonctions,

Chers amis,

 

Soyez toutes et tous les bienvenus en Polynésie française.

 

Mon gouvernement et moi-même sommes très heureux de vous accueillir aujourd’hui à l’occasion de la 13me réunion des ministres de la santé. C’est une première et nous sommes très honorés par votre présence, nombreuse et de haut niveau.

 

Je voudrais adresser mes remerciements à l’Organisation Mondiale de la Santé et à la Communauté du Pacifique qui, avec la Polynésie française, ont mis leur moyens financiers, techniques et humains pour nous permettre d’être rassemblés en ce lieu. Encore merci.

 

Cette réunion est la première à se tenir sur un territoire français du Pacifique marquant ainsi la considération que vous accordez à la Polynésie française parmi les États membres de la région Pacifique.

 

La Polynésie se réjouit d’avoir trouvé sa place au cœur de la région Pacifique. Elle assumera très humblement ses engagements et ses responsabilités. Elle représentera les voix du Pacifique et assurera la mise en œuvre de la coopération des pays du Pacifique dans le domaine sanitaire.

 

En notre nom à tous, je voudrais tout particulièrement saluer la présence du Docteur Takeshi KASAI, directeur général de l’OMS pour la région Pacifique, ainsi que les ministres de la santé du gouvernement australien et de celui de la Nouvelle Zélande. Votre présence à nos côtés marque votre intérêt et votre considération envers les petits pays et Etats qui entourent le Pacifique.

 

Si notre pays a pu trouver cette juste place, c’est d’abord et avant tout grâce à son étroite collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé et la Communauté du Pacifique Sud.  Ensuite, c’est aussi grâce à la volonté politique des Ministres de la santé du Pacifique et à sa relation privilégiée avec le bureau régional Pacifique de l’Organisation Mondiale de la Santé.

 

Je tiens à vous remercier toutes et tous pour l’attention constante que vous manifestez à l’égard de la Polynésie. Elle se traduit aujourd’hui par votre présence et votre participation à nos derniers évènements.

 

Les habitants de la Polynésie française bénéficient de la couverture universelle de santé, par la Protection Sociale Généralisée. C’est l’ensemble de la population de notre Pays, plus de 98,5% qui disposent d’une prise en charge pour la maladie. Nous pouvons dire que chaque polynésien bénéficie de soins, même dans les îles les plus isolées de la Polynésie.

 

Nous avons récemment entamé une autre réforme d’importance, celle de la retraite. Chacune et chacun de ceux qui ont travaillé doit pouvoir en retour profiter d’un revenu décent lorsqu’il quitte le monde du travail et entre dans la retraite. C’est un souhait qui nécessite encore des efforts mais qui doit être établi pour l’avenir.

 

Notre Pays consolide également la prise en charge des traitements médicaux qu’il ne peut aujourd’hui assumer entièrement.

 

Je prendrai l’exemple du traitement du Cancer : nous sommes encore dans l’obligation, comme certains d’entre vous, d’envoyer nos patients vers d’autres Pays voisins ou lointains. Ainsi, la Nouvelle Zélande en accueille certains et je l’en remercie. D’autres partent en France. Dans ce cas, près de 20 000 km séparent alors les familles des malades. C’est une situation douloureuse que nous partageons tous puisque vous êtes également confrontés à des situations similaires.

 

C’est pourquoi  j’ai demandé au Ministre de la santé de mon gouvernement, Dr Jacques RAYNAL, d’employer toute son énergie pour que l’on puisse traiter au sein de notre hôpital, le maximum de patients atteints de cancer. A cet effet, je songe également d’une part, à ouvrir nos portes à certains malades issus des pays du Pacifique et d’autre part, à créer une véritable coopération entre pays de la région en matière de formation de nos personnels respectifs. La France nous aide sur le plan technique et nous accompagnera dans cet effort. Notre objectif est de créer un Institut Polynésien du Cancer.

 

J’ai également demandé au Dr Raynal de mettre en œuvre un réseau fiable de télémédecine. C’est une nécessité évidente pour la Polynésie du fait de son grand éclatement géographique d’une part, et des investissements très importants engagés par notre pays pour connecter la plupart des grandes îles de l’ensemble de nos archipels par la fibre optique, d’autre part.

Des expérimentations de télémédecine sur quatre îles éloignées, sont en cours et j’espère que nous pourrons généraliser cette technique, dans les meilleurs délais.

 

D’autres sujets aussi importants viendront à l’ordre du jour de vos discussions en vue d’accroître la résilience de nos populations dans le cadre du réchauffement climatique planétaire et de ses conséquences.

 

Je cite le sujet de la lutte contre les maladies non transmissibles telles que le surpoids et ses conséquences désastreuses. Ou encore la lutte contre la prolifération des moustiques porteurs de maladies telles que la dengue ou le zika ; sujets sur lesquels nous pourrons échanger nos connaissances et nos expériences. Nous avons tant apprendre des uns des autres.

 

Depuis l’intégration de la Polynésie française au sein du Forum des Pays du Pacifique, nos relations internationales se font dans un climat apaisé et nous permettent d’échanger nos points de vue de façon plus concrète et constructive.

 

J’émets le vœu que votre présence et votre participation à ce Congrès des ministres de la santé du Pacifique nous permettent de tisser des liens encore plus forts entre nos différents Pays.

 

Je vous souhaite un excellent Congrès et vous remercie pour votre attention.