Monsieur l’Administrateur dqes Îles Australes, ainsi que vos collaborateurs,

Monsieur le Commandant de la brigade de gendarmerie de Rimatara,

Monsieur le maire de Rurutū,

‘Ia ora ‘oe, e Eteroa ē !

Monsieur le maire de Tupua’i,

Te I, te A, te O, te Ra, te Na ia ‘oe,

e Tumura’ifenua ē !

Monsieur le maire de Rapa iti,

‘Aroga ia koe, e ‘Ōparo ē !

Monsieur le maire de Rimatara,

Manahao ia ‘oe, e Nuiova ē !

Mesdames et Messieurs les secrétaires généraux auprès des Maires des Îles Australes,

Monsieur le Maire de ‘Uturoa,

Monsieur le Président de la Communauté de Communes de Hava’i et Président du SPCPF, et votre directrice générale,

Madame la représentante de la DGFIP,

Madame la cheffe du service de la DDC,

Mesdames et Messieurs les Chefs de services présents,

Mesdames et Messieurs du groupement scolaire de Rimatara, le corps enseignant ainsi que tous les élèves,

 

Je suis honorée et ravie d’être aujourd’hui, en ce jour et en ce lieu, parmi vous, à Rimatara.

Je tiens au nom du Gouvernement à vous adresser mes plus sincères et mes plus chaleureuses salutations.

Te nā ‘ō ra te pehe ē :

Tinitini rahi ē, te ‘ā’au i teie mahana

E taime teie nō tātou

E taime Hārereira’a !

 

Je voudrais également adresser mes plus sincères félicitations aux élèves de l’école primaire de ‘Āmaru qui ont entonné l’hymne de notre si beau et si grand Pays, le fenua Mā’ohi, ainsi que la Marseillaise.

En vous écoutant entonner les hymnes de nos deux Pays, j’avais une pensée empreinte d’émotion pour un illustre personnage qui aura marqué l’histoire de Rimatara. Il s’agit de votre Reine, TA-MAEVA.

Rimatara fut historiquement la dernière de nos îles à passer sous le protectorat de la France, c’est-à-dire à être annexée par la France. Plus d’un siècle s’est écoulé depuis que la Reine eut signé le traité qui fit des habitants de Rimatara des citoyens français.

Peu de gens le savent également, et c’est la Petite histoire qui cache la Grande, mais la Reine de Rimatara accompagnée d’une délégation de Rurutū se rendit aux Îles Cook, à Raroto’a, île avec laquelle les Australes partageaient des liens très forts, pour solliciter la protection du gouvernement anglais et faire de Rimatara et de Rurutū un protectorat anglais. Ce fut en vain.

L’Histoire en aura décidé autrement, et c’est en raison de cette tentative infructueuse que Rimatara et Rurutū furent les deux dernières îles de notre Pays à devenir françaises. C’est pour cette raison, mes chers enfants, que vous chantez l’hymne de la France, et non celui de l’Angleterre.

En hommage et en souvenir de votre reine TA-MAEVA, j’aurai également le plaisir et l’honneur de remettre à Monsieur le Maire de la Commune de Rimatara, un présent, qui rappellera au peuple de cette île, son histoire et celle de ses ancêtres. Il s’agit de reproductions de photographies anciennes que mes services ont retrouvées dans les archives protestantes à Paris. Vous y trouverez le portrait de la Reine et de la famille royale de Rimatara, ainsi que d’autres clichés pris il y a plus d’un siècle.

J’espère qu’elles trouveront une place de choix au sein de la Mairie de Rimatara, et pourquoi pas un jour, être exposées dans un petit musée dédié à l’histoire de votre si belle île.

Je suis également ravie de remettre à la communauté de Rimatara un exemplaire d’une ancienne carte comportant les noms des terres de Rimatara. Cette carte toponymique témoigne également de l’importance que nos ancêtres accordaient aux noms des terres, des lieux, des êtres et des mers et des océans. Nous devons en être fiers et reconnaissants.

Demain, je remettrai en mains propres aux Maires des Îles Australes présents, les copies numérisées de l’ensemble des registres de l’état civil de vos communes respectives. Elles vous permettront, j’en ai la conviction, de reconstituer par recoupement les anciens registres d’état civil, et d’aider nos populations à la recherche de leur histoire familiale notamment.

Enfin, nous procéderons également demain à la remise d’arrêtés portant titrement de parcelles de terre de Rimatara.

 

C’est par ces quelques mots que je souhaiterais clore mon propos :

Nous ne sommes qu’un seul et même Peuple, le peuple du fenua Mā’ohi,

Nous n’avons qu’une seule et même terre,

la terre du Peuple Mā’ohi,

Nous sommes les serviteurs du Peuple Mā’ohi !

 

E te mau tamari’i a HIRO ē,

Nā Tama a HIRO ē,

‘A mau i tō rima

‘A ‘amui ‘outou

Nō te amo i tō ‘outou ro’o

‘Ia parare tō tātou parau,

Te Parau o te Mā’ohi ‘e o tōna fenua !

Je vous souhaite une belle journée !

 

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