Coronavirus : situation pour la Polynésie française à 16h 

2020-03-31T18:41:26+00:0031 mars 2020|
La cellule de crise de la Polynésie française – COVID 19 fait le point sur la surveillance épidémiologique de la Polynésie française, au lundi 30 mars, à 16h.

Situation pour la Polynésie française à 16h :

  • Les chiffres
    • Les chiffres du jour de la surveillance épidémiologique évoluent, avec 463 personnes dépistées, 37 cas confirmés (+1), une hospitalisation en cours (idem) et aucun décès. Soit :
    • Tahiti : 34 ; Moorea : 3.
    • Pour le nouveau cas : un en zone urbaine.
  • Sur les liaisons aériennes en lien avec la lutte contre l’épidémie :
    • Un premier vol de la compagnie Air Tahiti Nui à destination de la ville de Shanghai a été affrété par le Pays et a décollé en direction de la Chine. Le but de ce vol est l’acheminement de matériels sanitaires permettant de renforcer les moyens de lutte contre l’épidémie. Il est notamment question de masques de protection et d’autres matériels plus complexes liés aux tests et aux respirateurs. Un second vol est programmé.
    • En matière de continuité territoriale technique, une liaison hebdomadaire sera rétablie entre la métropole et le Fenua, avec une escale à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Cette liaison permettra également d’améliorer les sources d’approvisionnement en matériels de santé, tout comme elle rendra possible l’organisation d’évacuations sanitaires urgentes. Ces vols ne seront en aucun cas des vols commerciaux.
  • Prévention et gestes barrière : sur les matahiapo
    • Personnages centraux des familles polynésiennes, les matahiapo sont également parmi les sujets sensibles et « à risque » face à l’épidémie du COVID-19. Il convient de les préserver et de les informer.
    • Les matahiapo doivent être protégés, et au sein des familles qui les accueillent, les gestes barrière et les distances de sécurité doivent être respectés. Le port de masques en tissu peut aider à la réalisation de gestes barrière. Les familles doivent leur expliquer ces mesures.
    • Les enfants et petits-enfants (notamment les mineurs) doivent également respecter la distance de sécurité pour ne pas risquer de contaminer nos matahiapo. 
  • Fin des confinements stricts : vers le régime général
    • Certaines personnes confinées depuis 14 jours après leur arrivée à Tahiti, et ne présentant aucun symptôme épidémique, vont sortir du confinement strict à partir du mercredi 1er avril 2020.
    • Ces personnes sont désormais soumises aux règles générales de circulation (attestation de déplacement demandée, respect du couvre-feu, limites de déplacement Nord/Sud).
    • Concernant les personnes originaires des îles et des archipels qui souhaitent retourner chez elles, leur acheminement sera envisagé à partir de la levée du confinement général. Chaque cas sera étudié de manière à prévoir une organisation globale des rapatriements.
  • COVID19 / Le vocabulaire de l’épidémie :
    • L’épidémie mondiale de Coronavirus entraine l’usage d’un langage spécifique. Parmi le vocabulaire utilisé, on retrouve souvent une série de termes dédiés :
      • L’isolement est une mesure prise pour isoler un CAS CONFIRME afin qu’il ne contamine personne. L’isolement strict peut se faire à domicile.
      • La quatorzaine est le fait de placer une personne en isolement pendant 14 jours au moins, cela concerne les CAS CONTACTS et les CAS SUSPECTS.
      • Le confinement est une mesure gouvernementale visant à limiter la propagation du virus. Les personnes présentes sur le territoire doivent rester chez elles, sauf sorties exceptionnelles et autorisées.
  • PREVENTION – IL EST IMPORTANT DE RAPPELER, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, que LE VIRUS NE CIRCULE PAS SEUL. Nous le faisons circuler. D’où la politique du confinement strict.

 

  • Praticiens libéraux : le point avec les chirurgiens-dentistes.
    • La crise épidémique a modifié l’accès à certains services sanitaires, notamment l’accès aux cabinets des chirurgiens-dentistes libéraux, en raison notamment des risques d’infection et de contamination avérés liés à la pratique chirurgicale.
    • Les actes bucco-dentaires sont, effectivement, vecteurs de propagation du virus au sein des cabinets. Deux raisons sont avancées : la proximité du praticien travaillant dans la bouche du patient, et surtout, le risque de dissémination lié au phénomène d’aérosol provoqué par l’utilisation des instruments rotatifs ; DES PARTICULES DE VIRUS EN SUSPENSON pourraient alors envahir le cabinet AU LIEU D’ETRE CONFINEES A UN METRE.
    • Le CONSEIL DE L’ORDRE DE LA PROFESSION a demandé aux chirurgiens-dentistes de rester joignables et d’assurer une permanence – téléphonique ou électronique – pour pouvoir rassurer ou orienter leurs patients, et éventuellement assurer des soins de consultation et de prescription. Avant tout accès aux urgences du CHPF, il est recommandé de consulter son chirurgien-dentiste traitant.
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