Coronavirus : situation pour la Polynésie française à 16h 

2020-04-15T18:50:35+00:0015 avril 2020|
La cellule de crise de la Polynésie française – COVID 19 fait le point sur la surveillance épidémiologique de la Polynésie française, au mercredi 15 avril, à 16h.

Situation pour la Polynésie française à 16h:

Sur les 43 dépistages effectués hier, aucune personne n’a été relevée positive au virus, pour 978 analyses effectuées depuis le début de l’épidémie. 55 personnes ont été dépistées positives depuis le début de l’épidémie. Une personne demeure hospitalisée, aucun décès n’est constaté.

Chiffres clés

Nombre total de cas COVID-19                                55

Nombre total de cas COVID-19 hospitalisés                      

– en cours                                                       1

– depuis le début de l’épidémie                                   4

Nombre de cas COVID-19 admis en réanimation    1

Nombre de décès lié au COVID-19                          0

COVID-19 en Polynésie française

Fig. 1. Nombre de cas cumulés COVID-19 en PF par date

Fig. 2. Cartographie de l’origine des cas aux IDV, le 15/04/2020

Source : Bureau de veille sanitaire, Direction de la santé

Stratégie de dépistage

Le nombre de prélèvements effectués va augmenter, comme l’a annoncé la direction de la Santé. Ces dépistages sont effectués par deux opérateurs principaux :

– les équipes du bureau de veille sanitaire (BVS), qui se déplacent sur le terrain, et qui sont à l’origine de plusieurs dizaines de tests actuellement en cours d’analyse sur des zones ciblées (Papara, notamment) ;

– les tests réalisés par les équipes de l’Institut Louis Malardé (ILM) sur la base d’une ordonnance médicale, qui ont installé un « drive » permettant aux personnes de se faire tester dans leur voiture.

On rajoutera également les dépistages spécifiques effectués au Centre hospitalier de la Polynésie française.

L’Institut Louis Malardé, principal opérateur des analyses, est aujourd’hui en capacité d’effectuer 120 tests par jour suite à l’arrivée des matériels spécifiques par le premier vol de continuité territoriale. A l’échelle nationale, cela correspondrait à plus de 28.000 personnes testées quotidiennement.

La stratégie de dépistage prend en compte plusieurs facteurs sociologiques, comme par exemple la transmission communautaire : les autorités sanitaires cherchent à savoir si le virus qui se répand partout sur le territoire, dans toutes les communautés – ce qui n’est pas le cas actuellement, suite aux mesures de confinement stricte adoptées par les autorités.

Stratégie de dépistage (suite)

Enfin, la stratégie de dépistage repose enfin sur un ciblage spécifique : en premier lieu, les populations ayant été en contact avec des personnes atteintes du virus ; les personnes ayant voyagé hors de nos frontières, qui constituent près de la moitié des cas importés ; les personnels en première ligne du combat contre l’épidémie (personnels de santé, personnels municipaux, forces de l’ordre, pompiers, personnels navigants). Et également, toute personne présentant les symptômes évocateurs de la maladie.

Symptomatologie : surveiller son état de santé et se signaler

Le virus du COVID-19 se transmet par les voies aériennes (sous formes de gouttelettes) via la bouche, le nez et les yeux.

Parmi les symptômes de la maladie, certains peuvent s’apparenter à un rhume classique (fatigue générale, nez qui coule, gorge qui gratte et toux).

Si vous ressentez ces symptômes, appelez rapidement votre médecin traitant, ou l’une des structures de la santé publique à proximité de votre domicile (dispensaires, centre de la mère et de l’enfant, hôpitaux périphériques). Il convient d’appeler les numéros 444 789 ou 15 si les premiers contacts ne répondent pas.

D’autres symptômes plus graves peuvent être observés comme une gêne respiratoire, si votre état est alarmant, appelez le 15.

Enfin, une attitude est recommandée : la prise de température régulière, car comme tout dérèglement ou maladie, le virus peut provoquer de la fièvre, même si cela n’est pas systématique. Si vous ressentez de la fièvre, appelez votre médecin.

Vocabulaire de l’épidémie

L’épidémie de COVID-19 draine un nouveau vocabulaire qu’il n’est parfois pas facile d’adopter dans le langage courant. Ce vocabulaire est pourtant important, car il permet, notamment, de ne pas stigmatiser les personnes atteintes du virus. On parle effectivement de « personnes atteintes du virus », quand les dépistages effectués sont déclarés positifs.

Enquête eCovid-pf

La direction de la Santé lance une enquête auprès de la population concernant sa perception des messages de prévention liés à l’épidémie de Covid-19.

Pour faire face à l’épidémie du Covid-19 à laquelle est confrontée la population de la Polynésie française depuis le mois de mars 2020, de nombreuses mesures ont été prises pour freiner la propagation du virus et protéger la population.

La communication relative à l’épidémie du Covid-19 vise à mieux informer la population sur l’évolution de la situation sur le territoire, l’inciter à adopter les gestes barrières et à rester confinée chez elle. Pour autant, nous ne savons pas comment et dans quelles conditions l’information est reçue et adoptée dans les foyers. Les gestes barrières et le confinement sont-ils bien appliqués ? Si non, pourquoi ? Nous avons conscience que le confinement de la population est une des mesures prises qui remet le plus en question le quotidien de chacun d’entre nous.

C’est la raison pour laquelle, la Direction de la santé, lance une enquête pour mieux identifier vos besoins et vos attentes, vos difficultés et les conditions dans lesquelles l’ensemble des mesures de protection sont appliquées. Cette enquête anonyme s’adresse à l’ensemble de la population résidant actuellement en Polynésie française (Tahiti et tous les archipels) et âgée d’au moins 18 ans au moment de l’enquête.

Participez à cette étude : https://www.service-public.pf/dsp/covid-19/ecovidpf-devenez-acteur-votre-sante-surveillance-epidemie-covid19-fenua/

 

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