Coopération entre la Polynésie française et Texinfine dans le domaine des biotechnologies

2020-09-30T17:57:58+00:0030 septembre 2020|

Le Vice-président, Tearii Te Moana Alpha, a validé une nouvelle étape dans la collaboration entre la Polynésie française et le docteur Gilles Gutierez, P.D.-G. du groupe Texinfine, dont le siège est situé à Lyon, et présent en Polynésie française via la société Texinfine Tahiti SAS basée à Moorea.

Tout comme les filiales du groupe implantées à Malte et Lyon, la société polynésienne Texinfine Tahiti SAS est un laboratoire de recherche spécialisé dans le domaine des biotechnologies dont les travaux consistent à identifier et isoler les propriétés thérapeutiques des espèces végétales de notre environnement.

L’objectif de cette coopération, qui a débuté dès 2008, est la valorisation des substances naturelles ayant un intérêt à haute valeur ajoutée dans les domaines pharmaceutiques, cosmétiques et des alicaments, mais aussi dans la gestion des ressources marines. Il s’agit notamment de développer la fabrication, l’utilisation et l’exportation de produits élaborés à partir de végétaux terrestres et marins de Polynésie française.

Quatre nouvelles conventions ont ainsi été signées dans le domaine de l’aquaculture et de la perliculture. De façon non exhaustive, elles concerneront:

– La mise au point de nucléus reconstitués à partir de poudre de nacres des huîtres perlières locales (Pinctada margaritifera) ;

– Des traitements préventifs afin d’éviter l’apparition de maladies chez les huîtres perlièresdepuis l’éclosion jusqu’à la préparation des donneuses pour les greffes ;

– La réduction de la mortalité et l’amélioration des performances des géniteurs de crevettes. Ce qui pourrait permettre d’envisager dans le futur l’exportation de crevettes géniteurs ou des produits de traitement fabriqués en Polynésie ;

– Le développement de protocoles en vue de réduire la mortalité des paraha peue (Platax orbicularis) à l’état d’alevins et lors de la mise en cages et d’améliorer la survie de divers organismes lors du transport (export de bénitiers et transferts de juvéniles de crevettes et paraha peue dans les îles.)

L’ensemble de ces projets aboutira également à plusieurs publications scientifiques qui mettront en avant l’intérêt de la biodiversité de la Polynésie française pour la recherche en biotechnologie.             

 

Signature de convention entre l’Etablissement Vanille de Tahiti et la société ICP-Texinfine

Par ailleurs, le Vice-président de la Polynésie française,  ministre de l’Agriculture, de l’Economie bleue et du Domaine, en charge de la Recherche, et président du conseil d’administration de l’Etablissement public vanille de Tahiti, Tearii te Moana Alpha, a également accepté, une coopération  importante entre l’Etablissement Vanille de Tahiti, dont le laboratoire de recherche a été labellisé par le GIS-IBISA centre de ressources biologiques (CRB), et le docteur Gilles Gutierez, P.D.-G. de la société Texinfine SA, dont le siège est situé à Lyon, et qui est présente en Polynésie française via l’entreprise polynésienne Texinfine Tahiti SAS basée à Moorea.

Texinfine Tahiti est expert en biotechnologie, spécialisé dans la recherche, la production et la commercialisation de principes actifs issus des extraits de la flore polynésienne, et en particulier de la vanille de Tahiti, susceptibles d’intervenir dans les métabolismes des humains et des animaux.

L’objectif de cette coopération est d’analyser des gousses de différentes variétés et/ou morphotypes de Vanilla xtahitensis afin de quantifier des molécules dont l’intérêt pharmacologique sera étudié par Texinfine Tahiti et de développer ainsi de nouveaux débouchés et une amélioration de la commercialisation pour la production de vanille de Tahiti. Cette coopération fait suite à deux conventions établies entre l’Etablissement Vanille de Tahiti et le groupe Texinfine en 2015 et 2017.

Dans cette nouvelle convention, le groupe Texinfines’engage à ce que le projet soit développé conformément aux principes de la Convention de la Diversité Biologique, au Protocole de Nagoya, à la réglementation européenne, ainsi qu’à toute réglementation concernant l’Accès et le Partage des Avantages de l’utilisation de Ressources Biologiques (APA) de la Polynésie française.

 

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