Bilan du Salon de l’Agriculture

2019-03-01T11:27:36+00:001 mars 2019|

La présidente de la Chambre d’Agriculture et de la Pêche Lagonaire (CPAL), Yvette Temauri,  dresse un bilan très positif de la participation de la Polynésie française au Salon de l’Agriculture.

« La Polynésie progresse » selon Yvette Temauri. Tandis que se profile la fin de cette édition  du Salon International de l’Agriculture (SIA).

« Cette année, nous avons beaucoup évolué. C’est positif pour la Polynésie française » s’est réjoui la présidente de la chambre consulaire.  En premier lieu sur le plan institutionnel puisque l’espace a été visité par nombre de personnalités comme la Miss France,  Vaimalama Chaves mais aussi plusieurs membres du gouvernement : « Nous avons eu la visite du  Premier ministre, Édouard Philippe, du ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume et de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. C’est la première fois que nous recevons trois ministres d’un seul coup. Et c’est un honneur pour nous ». D’autres acteurs politiques sont venus aussi comme le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ou encore Marine le Pen, présidente du Rassemblement national. « Je suis ravie car les gens voient que la Polynésie progresse, nous sommes de plus en plus connus. C’est ce que nous voulons. Nous ne venons pas ici avec de la quantité mais avec de la qualité. C’est d’ailleurs pour cela que cette année nous avons gagné trois médailles d’or. C’est historique » s’est-elle réjouie.

C’est donc tout naturellement qu’Yvette Temauri a tenu à remercier pour leur soutien, le président de la Polynésie française et le gouvernement au sein duquel Tearii Alpha, ministre de l’Economie verte a défini « une bonne stratégie. On rame dans le même sens ».
Il y avait cette année huit exposants sur l’espace « Tahiti et ses richesses ». Moins que l’an dernier. Un choix totalement assumé : « les autres années il y avait les perles, l’artisanat, etc., et nous avons donc décidé de nous limiter au secteur primaire. Nous verrons pour les années à venir comment nous nous organiserons pour les autres ».
A ces huit exposants s’ajoutait néanmoins JLT Voyages, pour le tourisme, car la promotion du secteur agricole est un excellent moyen de valoriser la destination touristique : « A ce propos, je profite de l’occasion pour remercier la ministre du tourisme qui nous a aidé à financer l’animation ». Une animation assurée par le groupe Hotu Rau Ori d’Alison Conhoc.

« En tant que présidente de la Chambre d’agriculture, je suis très très fière. Et je remercie tous nos exposants, ainsi que tous nos agents. On avance ensemble » a indiqué Yvette Temauri.

La chambre consulaire sera de retour en métropole au printemps pour participer, avec les horticulteurs, aux Floralies internationales de Nantes du 8 au 19 mai car Tahiti est invitée d’honneur en 2019 de cet événement qui draine, tous les cinq ans, cinq cent mille visiteurs.

L’ensemble des exposants polynésiens se montraient satisfaits de leur participation au salon. A commencer par Jean-Claude Giraud du Comptoir des Monoï qui vendait aussi les rhums de Manutea : « ce produit est de plus en plus apprécié. Il gagne en notoriété. D’un point de vue général, le rhum de Polynésie française monte en puissance. Autres belles ventes, celles de la bière Hinano. Comme chaque année, nous risquons d’être en rupture avant la fin du salon. C’est une vraie marque. La marque emblématique de Tahiti. Et en plus, elle est très bonne » a-t-il souligné.

A propos de rupture de stock, c’est ce qui a été vécu par les élèves du Lycée agricole d’Opunohu à Moorea. Leurs délicieuses confitures sont parties comme des petits pains : «Au bout de quatre jours nous avions vendu les quatre cents pots de confiture préparés par les élèves. Cela s’explique par le fait que le prix était inférieur cette année à celui de l’an dernier. Huit euros l’an passé et cette année nous les avons vendus à cinq euros » a expliqué Sophie Misselis, enseignante en économie.

Pour autant les objectifs pédagogiques ont été atteints. A savoir vendre la production des élèves. Ce qu’ils ont fait avec brio : « Ils ont très bien joué le jeu de la vente et c’est d’ailleurs grâce à eux si les confitures ont été vendues si rapidement. Plus de la moitié d’entre eux n’étaient jamais venus en métropole. Cela a donc été une expérience très enrichissante ».

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