Ministère du Logement

Après la signature du protocole (MoU, memorandum of understanding), vendredi,  entre la Polynésie française et The Seasteading Institute, à San Francisco, la phase des études de faisabilité technique, environnementale et économique, va donc pouvoir démarrer, ont indiqué les dirigeants du Seasteading Institute.

 

Ces études seront menées  par le Seasteading Institute et ses partenaires américains et européens. Elles seront entièrement à la charge de cet organisme, la Polynésie française n’effectuant aucune dépense pour la réalisation des études.

 

Le Seasteading Institute a, en parallèle, organisé, dès samedi, un séminaire au Hult Business School, à San Francisco. Cet évènement a permis de rassembler, durant toute une journée, une soixantaine de chefs d’entreprises, d’ingénieurs de la Silicon Valley, d’investisseurs américains et d’enseignants de l’Université de Californie. Les échanges se sont avérés particulièrement intéressants.

 

Au total, 17 personnes, chefs d’entreprises spécialisés dans les hautes technologies pour les énergies renouvelables, le numérique, le traitement des déchets, les technologies sous-marines, la sociologie, la nanotechnologie, la production d’eau potable ou encore la production d’énergie électrique ont présenté leur travaux. A travers ce séminaire, le Seasteading Institute a souhaité rassembler des entreprises américaines à la pointe de la recherche dans le numérique et l’économie bleue, qui pourraient contribuer utilement à la réalisation d’une base de vie flottante. Celle-ci aura, en effet, notamment besoin de produire de l’eau potable, de produire de l’énergie, de traiter ses déchets, de préserver l’environnement marin, tout en hébergeant une véritable économie numérique et une économie bleue.

 

Les problématiques environnementales et économiques sont en fait similaires à celles qu’un atoll ou qu’une île isolée a à résoudre. Les solutions technologiques proposées pour une base de vie flottante sont ainsi transposables aux besoins des communautés insulaires de la Polynésie française, en matière notamment de traitement des déchets ou de production d’eau potable.

 

Outre le ministre Jean-Christophe Bouissou, le conseiller spécial du Président de la Polynésie française, Thierry Nhun Fat, le pdg d’Air Tahiti Nui, Michel Monvoisin, ont également assisté à ce séminaire, aux côtés aussi de Neil Davies, directeur de l’antenne de recherche de l’Université de Berkeley à Moorea, de Lelei Lelaulu, conseiller auprès du Forum des îles du Pacifique, basé à Washington et d’origine samoane, et de Marc Collins, collaborateur associé au groupe Seasteading Institute. Pour Lelei Lelaulu, le projet impulsé par le Seatseading Institute est véritablement digne d’intérêt et pourrait apporter des solutions viables et utiles à l’ensemble des îles de l’Océan Pacifique.

 

Le Seasteading Institute, qui rassemble des investisseurs et des chercheurs américains, est bien conscient que son projet pilote de construction d’une île flottante de 7500 m2, basé sur l’innovation technologique, peut susciter des interrogations ou des craintes. Les membres de l’Institut assurent toutefois que leur projet prend pleinement en compte les problématiques de réchauffement climatique et de montée des eaux. Ils insistent aussi sur le fait que le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable et de respect de la culture polynésienne. 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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