DISCOURS

UNION DES FEMMES CATHOLIQUES

SAMEDI 27 FEVRIER 2016

 

Mon cher Père, Administrateur Apostolique,

Vicaire général, cher Joël,

Madame la présidente de l’UFC, chère Madeleine,

Mesdames et messieurs,

Mes chers amis,

 

L’année 2015 fut déclarée par le pape François, l’Année de la vie consacrée. Il disait « la vie consacrée doit me conduire à la proximité avec les gens : proximité physique, spirituelle, connaître les gens ».  C’est une année qui doit redonner de la vitalité aux hommes et aux femmes consacrées qui se sont vouées au service du Seigneur.

 

Le Seigneur appelle à lui toutes les personnes de toutes les conditions. Il a appelé Matthieu le collecteur d’impôt qui devint son apôtre. Ce fut le cas du geôlier, responsable de la prison où se trouvaient Paul et Silas. Ce fut le cas de Zachée, un homme riche. Tous étaient en joie d’être appelés par le Seigneur.   

 

Une vie consacrée, c’est une vie de vocation. Une vie dédiée au Seigneur.

 

Il y a deux manières de se consacrer au Seigneur.

 

Tour d’abord, à la manière de tous ceux et celles qui témoignent de leur appartenance totale à Dieu. Nous pensons à tous nos frères et soeurs qui oeuvrent dans les différentes congrégations religieuses. Nous pensons à tous nos prêtres. Ils sont au service des autres par leurs prières et par leur dévouement  à leurs prochains. A toutes ces personnes, je voudrais en tant que président de ce pays, leurs exprimer toute ma reconnaissance et toute ma gratitude pour la grandeur des services qu’ils rendent à notre humanité.

 

Vous savez, en tant qu’homme public, je cherche à faire le bien autour de moi. Je cherche à faire de mon mieux pour donner à chaque être, à chaque famille, à chaque communauté, le bien-être et la dignité souhaités par notre condition humaine. Grandir dans une famille heureuse, se former avec succès, avoir un emploi, être en sécurité, sont des buts que nous avons à l’esprit chaque jour.

 

Je considère que ma mission vise les mêmes buts que ceux recherchés par nos consacrés. Faire le bien autour de soi. Apporter la joie, la paix et l’amour autour de soi. Nous oeuvrons tous, chacun à notre manière, pour le bien commun.

 

Ce qui différencie les consacrés et les responsables publics, ce sont les moyens pour   parvenir à ces mêmes buts.

 

Nous, les responsables publics, nous mettons en place des règles, une organisation, des moyens techniques et des compétences pour y parvenir.

 

Vous les consacrés, vous priez, vous répandez et convertissez par la force de la parole de Dieu. Vous guérissez les âmes et vous pardonnez les pêchés. Les moyens des consacrés viennent de la force et de la lumière de l’Esprit Saint.

 

Durant tout le mois de janvier 2016, le gouvernement est allé à la rencontre des cinq principales confessions religieuses de notre pays. J’ai tenu à effectuer ce pèlerinage avec le gouvernement, parce que j’ai la conviction que le bien que je cherche à donner à mon peuple doit être guidé par le même bien que le Seigneur veut donner à tous ses enfants.

 

Pour multiplier ce bien auprès de nos semblables, j’ose avouer, avec humilité, que j’ai besoin du soutien et de l’accompagnement de tous nos frères et sœurs de toutes les confessions religieuses qui se consacrent aussi au Seigneur.

 

Dieu a façonné notre humanité. Il désire que chacun de nous soit son apôtre. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer, respecter, soutenir et remercier ceux et celles qui ont répondu à la vocation d’une vie consacrée.

 

La seconde manière de se consacrer au Seigneur, c’est de bâtir un foyer, une famille qui évolue dans l’amour de Dieu. Des époux qui assument et vivent pleinement leurs responsabilités parentales, leur vie conjugale et leur vie familiale, expriment aussi leur volonté de grandir sur le chemin de Dieu.

 

La famille, avec un père, une mère et des enfants, est un don de Dieu.

 

Comme nous sommes dans une assemblée de l’Union des Femmes Catholiques, je voudrais mettre les femmes à l’honneur et au centre de mes propos qui suivent. Il est écrit dans les Proverbes 18 :22, « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; c’est une Grâce qu’il obtient de L’ÉTERNEL. Le mari doit considérer sa femme comme une Bénédiction reçue du PÈRE CÉLESTE. En effet, la femme est une aide semblable à l’homme, affirme Genèse 2:18. Le mari doit aimer son épouse comme son propre corps, celui qui aime sa femme, s’aime lui-même, révèle Ephésiens 5 :28.


Une épouse n’est pas la bonne à tout faire, mais au contraire une compagne à chérir tendrement. Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, Biche des amours, Gazelle pleine de grâce : sois en tout temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour, recommande Proverbes 5:18-19. Une épouse qui jouit d’une telle attention fera le bonheur de son mari, afin de garder cette place de choix qu’elle occupe dans son cœur. »

 

Ce que je retiens, c’est qu’en répandant de l’amour dans nos foyers, nous répandons, par ce fait, l’amour de Dieu auprès de tous ceux qui nous ont proches et chers. C’est une manière de répondre à la vocation du mariage telle que l’église le définit.

 

Pourtant, dans la réalité de notre vie quotidienne, cet appel à l’amour dans nos foyers n’est pas toujours simple et instantané. Nos égoïsmes et nos orgueils sont potentiellement source de disputes familiales. Nos vanités écrasent et rabaissent nos compagnes ou nos compagnons.

 

La vocation que le Seigneur souhaite pour nos vies familiales ne prend pas toujours la voie de la sainteté.

 

C’est pourquoi, le travail réalisé par nos associations d’église telles que l’Union des Femmes Catholiques, le Fare Metua, pour conforter nos familles et leur épanouissement, pour l’édification d’une parentalité responsable et chrétienne, mérite notre reconnaissance et nos remerciements.

 

Pour sa part, le gouvernement veut marquer l’année 2016 sur le thème de la famille. En effet, j’ai pris conscience que si nos familles seront plongées durablement dans la difficulté, ce sont les enfants qui vont se noyer dans ces difficultés, et par voie d’enchaînement, c’est la société toute entière qui sera entraînée dans la difficulté. Les actes de violence dont nous avons tous été témoins en 2015, ne sont que les irruptions d’un malaise et d’un dysfonctionnement au sein de nos familles.     

 

En tant que chrétien, je ne peux rester passif face à ces violences. Je considère ces violences comme des formes de souffrance humaine et morale.

 

Pour combattre, ces violences, j’ai demandé à un comité conduit par madame Maiana Bambridge d’organiser, en juin prochain, une Conférence de la Famille afin de nous proposer des mesures concrètes et opérationnelles en faveur de nos familles et de leur cohésion.

 

Pour parvenir pleinement à la cohésion de nos familles, j’ai aussi besoin de la mobilisation et du soutien de tous, vous les femmes, vous les familles, vous les consacrés.

 

Ensemble, avec les mêmes buts, nous serons plus forts pour cheminer vers la sainteté de la vie consacrée et celle de nos familles.

 

Je vous remercie. 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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