DISCOURS

ALLOCUTION DE EDOUARD FRITCH

JOURNEE CULTURELLE TEMPLE KANTI

DIMANCHE 14 FEVRIER 2016

 

 

Madame la présidente de Si Ni Tong,

Monsieur le Haut Commissaire,

Monsieur le Maire de Papeete,

Mesdames et messieurs les ministres,

Madame la Député,

Mesdames et messieurs les Représentants,

Monsieur le président du Conseil, économique, social et culturel,

Mesdames et messieurs les élus de la commune de Papeete,

Monsieur le Consul général de Chine,

Monsieur le président de la CCISM,

Mesdames et messieurs,

Chers amis,

 

 

KIUNG HI FAT TCHOY.

 

Bonne et heureuse année du singe. C’est un singe de feu rempli de vitalité, innovateur, décidé et ambitieux. C’est le type de feu qui, je l’espère, réchauffera nos cœurs dans un sentiment de bien-être commun. C’est ce que je souhaite profondément pour notre pays.

 

Aussi, je souhaite beaucoup de Bonheur et de Prospérité à chacune de vos familles. Que l’harmonie et la paix règnent dans vos foyers et dans vos cœurs.

 

Je voudrais tout d’abord commencer par honorer la mémoire  de la présidente Rose Jonc qui nous a quitté l’an passé. Son dévouement à la communauté chinoise et polynésienne peut être cité en exemple. Je salue ici son mari Jean et leur fille Hinano.

 

Nous venons de quitter l’année du chèvre. C’est une année qui fut remplie d’espérance. C’est une année durant laquelle nous avons pu jeter les bases d’un développement économique, social et environnemental qui doivent faire redécoller notre pays à partir de cette année.

 

Au cours de l’année 2015, nous avons repris les grands projets de Tahiti Mahana Beach et de Hao en les replaçant sur des bases saines, dans le respect des règles de notre pays et en toute transparence, t en cherchant à mettre les Polynésiens et les Polynésiennes au cœur de ces projets.

 

Nous avons voulu prolonger la pause fiscale dans notre pays car notre fiscalité est déjà lourde pour nos entreprises et nos familles.

 

Nous avons jeté les bases d’un véritable plan de développement touristique en faveur de nos îles touristiques et en décidant du renouvelant les aéronefs de Air Tahiti Nui.

 

Nous avons relancé le dispositif Kai Hotu Rau de commercialisation de nos produits agricoles et multiplié l’attribution de nouvelles parcelles agricoles.

 

Nous avons commencé à réformer le secteur de la perliculture afin d’améliorer la production et la commercialisation de la perle noire pour faire remonter sa valeur marchande.

 

Nous avons relancé avec force, la politique et la construction de logement sociaux et des aides à l’habitat.

 

Nous avons jeté les bases d’une réforme importante en matière de transports interinsulaires. La Polynésie française est la seule collectivité de la République française qui présente un éclatement aussi étendu et vaste. Cette réalité est une contrainte que nous devons intégrer dans nos plans de développement. Une bonne organisation de nos transports intérieurs aériens et maritimes est indispensable pour l’économie et les échanges entre Tahiti et les archipels producteurs de richesses agricoles, touristiques et marines.

 

Nous avons donné de la visibilité à un nouveau plan de développement sanitaire. Le dernier plan remonte à 2005, il y a plus de 10 ans.

 

Nous avons renforcé notre politique de l’éducation, en complétant les dispositifs pédagogiques qui viennent en aide aux enfants qui ont besoin d’un plus grand soutien, en rénovant les structures d’accueil des élèves, tels que les internats, devenus insalubres et indignes.

 

Nous avons engagé la réforme de notre protection sociale généralisée. C’est un chantier capital pour préserver les retraites de nos travailleurs, pour continuer à soigner nos malades dans des conditions financières supportables par nos familles, pour continuer à verser ponctuellement des aides sociales aux familles les plus démunies. Je n’ose pas et je ne veux pas imaginer que dans deux ans, la CPS ne soit plus en mesure de verser les pensions de retraite de nos travailleurs. Nous aurons des décisions courageuses à prendre sur ce dossier pour préserver l’intérêt général et la cohésion de la Polynésie française.

 

Nous avons mis en place un plan volontariste de transition énergétique pour que notre pays soit de moins en moins dépendant du pétrole. Nous devons valoriser nos ressources énergétiques naturelles tirées du soleil, des eaux de rivière, des courants marins, des eaux glacées des profondeurs, etc…

 

Je pourrais vous citer d’autres travaux et réformes importants que mon gouvernement a engagés durant cette dernière année 2015. Mais, ce que je voudrais vous faire comprendre, c’est que je voudrais redonner de la visibilité et de la lisibilité à l’action gouvernementale. Je voudrais que nous regardions notre développement économique et social à la fois sur le court, moyen et long terme.

 

Votre gouvernement travaille, et même travaille beaucoup.

 

Ces dix dernières années ont été des années dévastatrices pour notre pays. Il n’y avait même plus du tout de vision à court terme. Durant ces dix dernières années d’instabilité, tout s’est immobilisé dans l’attente du prochain renversement. Durant ces dix années, la Polynésie s’est arrêtée d’avancer. Dans cet immobilisme, beaucoup de choses se sont dégradées. Nos entreprises se sont retrouvées dans des périodes difficiles, beaucoup de nos familles ont évolué dans la précarité, de plus en plus de jeunes ont été livrés à eux-mêmes.

 

Nous devons sortir de cette spirale infernale de la récession. C’est mon combat. C’est la mission que le gouvernement mène avec courage et, je le souhaite, avec votre soutien. Je veux rassembler les Polynésiens pour qu’ensemble nous redressions notre pays. J’ai commencé à le faire d’une manière concrète en rassemblant les maires, en leur demandant de travailler, avec une vision partagée, au redressement économique et social de notre pays. Aujourd’hui, dans ma gouvernance, toutes les communes de Polynésie française bénéficient du soutien financier du pays, quelque soit leur couleur politique. Lorsque le pays apporte un soutien financier à la commune de Faaa, le pays n’aide pas le maire de Faaa, le pays aide les Polynésiens de la commune de Faaa. C’est ma conception de la gestion des affaires publiques. Je veux donc arrêter les guerres et les attaques politiques systématiques entre les partis car elles ont divisé inutilement les Polynésiens.

 

Je veux ramener notre pays sur des valeurs de respect, de tolérance, de solidarité, du travail et de l’amour de notre pays.

A cet égard, j’essaie et je fais le maximum pour accorder mes actes aux valeurs que je voudrais partager avec tous les Polynésiens.

 

C’est ce message de confiance, de positivisme  et d’engagement que je veux vous laisser ce matin.

 

Outre les grands défis économiques, sociaux et environnementaux que notre gouvernement entend porter avec conviction et courage, je voudrais, ici en présence de monsieur le Haut Commissaire, dire que nous avons aussi réussi une chose essentielle, à savoir renouer les liens et le dialogue avec l’Etat. Nous sommes convaincus, en tant que autonomiste, que notre avenir doit se concevoir en partenariat avec l’Etat. Nous avons amorcé ce dialogue en 2012, avec mes amis Jean Paul Tuaiva et Jonas Tahuaitu, alors que j’étais député. Je dois reconnaître que ce partenariat a été très fructueux. Je reviendrai sur ce sujet lors du discours que je prononcerai devant le Président de la République, François Hollande, lors de sa prochaine visite officielle en Polynésie française.  

 

Mes chers amis, notre pays a tous les atouts pour réussir. Votre communauté est l’un de ces atouts. Nous sommes fiers de célébrer cette année le 150ème anniversaire de l’arrivée des premiers chinois. Votre histoire, c’est celle de la Polynésie moderne. Notre pluriethnicité harmonieuse est un atout pour notre pays.

 

Votre sens de la famille, votre respect des ainés sont des facteurs de bonne cohésion familiale et sociale. Je rêve que chaque famille polynésienne retrouve ces valeurs que vous avez su préserver et inculquer aux jeunes générations. Votre présence et votre intégration dans notre société polynésienne seront sûrement un atout formidable pour appeler à nous les futurs investisseurs du grand continent chinois. Merci  pour toute votre contribution au développement social et économique de notre belle Polynésie.

 

Notre pays vit dans un pays en paix qui lui permet de se développer avec confiance et sérénité.

 

Soyez conscients de la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. Vous allumez votre télévision, vous voyez la douleur et la grande souffrance de tous ces peuples en guerre, de tous ces peuples qui quittent leur terre et leur patrie pour rechercher la paix et un coin tranquille pour protéger leurs enfants.

 

Oui, sachons apprécier à sa juste valeur la cohésion et la paix qui règne dans notre belle Polynésie.

 

A nouveau, Kiung Hi Fat Tchoy.

 

 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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