DISCOURS

Cérémonie de remise de médailles I S A

aux athlètes du Fenua

Jeudi 21 janvier 2016

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Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

C’est toujours bien sûr avec le même plaisir que je me retrouve parmi vous, chers sportives et sportifs, et je suis très heureux de vous accueillir ici ce soir, à la Présidence.

 

Puisque nous sommes toujours dans la période, je vous souhaite à toutes et à tous, mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2016.

 

C'est une fierté pour le Président de la Polynésie française, pour le Gouvernement, pour le Fenua et toute sa population, de savoir que des hommes, des femmes ont été capables de remporter des victoires, des titres, de se faire un nom et une place, auprès des plus grand champions mondiaux de la Glisse. Soyez-en tous félicités et remerciés : c'est l'objet même de cette cérémonie.

 

Mesdames et messieurs, je vous présente les ambassadeurs sportifs du Fenua en Surf !

 

Ils sont dix, ils sont jeunes, même si trente ans de performances les séparent. C’est à travers ces « stars » que, Tahiti et ses îles, scintillent à l’international.

 

Grâce à vous, chers athlètes, le sport est un formidable vecteur de rayonnement pour notre Pays.

 

Si vous en êtes arrivés là, c’est bien sûr grâce à votre talent, à votre passion, à votre ferveur, à votre travail… mais également grâce à toutes ces personnes qui forment cette grande famille de bénévoles de la fédération tahitienne de surf. Je vous félicite et vous encourage à continuer, car tout d’abord, vous le faites bien, et puis…, nous avons besoin de vous ! Je pense notamment aux familles qui ont joué un rôle important dans le développement du surf  à travers la ligue : les familles Galenon, Ateni, Agnieray, Paofai, Shigetomi, Coulon,…et bien d’autres.

 

En prenant par la suite le relais, Patrick Juventin dit « Juju », avec ses nombreux titres de champion de Polynésie et de France, sous l’impulsion de Napoléon Spitz et afin de donner à cette ligue plus d’autonomie,  a créé la Fédération Tahitienne de Surf afin que les athlètes Polynésiens puissent accéder à des compétitions internationales.

 

A cet effet, tous les ans, l’ISA (International Surfing Association) organise les championnats du monde de surf et chaque pays affilié, comme Tahiti, y participe en envoyant une équipe de surfeurs suivant les catégories proposées.

 

Ainsi, depuis 1986, Tahiti rayonne en Europe grâce à notre jeune « Poto », qui n’avait que18 ans à ce moment là, et qui remporta le titre de champion du monde  dans la catégorie juniors en Angleterre.

 

Quatre ans plus tard, en 1990 au Japon, c’est notre champion Heifara TAHUTINI, qui créé l’exploit en surf Open.

 

La fédération tahitienne de surf développe également d’autres disciplines comme le longboard, cette grande planche qui ressemble pour certains à un « porte-avion » !

 

D’ailleurs, en 1992, en France, à Lacanau , Teva NOBLE montrera que les tahitiens sont aussi à l’aise en longboard qu’en surf, en remportant le titre de champion du monde. Malheureusement, il nous a quittés depuis, mais il sera représenté ce soir. Il était important de lui rendre cet hommage et couronner ses exploits avec cette médaille qui lui sera remise ce soir, à titre posthume.

 

La glisse évoluera avec des figures toujours plus audacieuses, radicales, aériennes mêmes (aéréal, aérolo……),  et 2004 voit Tahiti briller à nouveau, à Salinas, en Equateur, dans la catégorie Open surf, avec le surfeur de Papara, Hira TERIINATOOFA.

 

Tamaroa Mac COMB, qui côtoie également cette jeunesse fougueuse et téméraire, se démarquera  en 2008, à seulement 16 ans, en remportant le titre de champion du monde cadet, en France, à Seignosse.

 

Jeunesse talentueuse également, puisque, Hira TERIINATOOFA récidive en 2010, à Punta Hermosa, au Pérou, en prenant la 1ère place aux World surfing games.

 

Tahiti ne faillit pas à sa légendaire hospitalité en accueillant les championnats du monde de knee-boards en 2013…. Et enfin, une ondine tahitienne, Karelle POPPKE monte sur la plus haute marche de 2 podiums : ondines  moins de 18 ans et Open ondines.

Accompagnés par les dirigeants de la fédération de cette année-là, Pascal LUCIANI gagne dans sa catégorie Masters et  Philippe KLIMA dans la catégorie Kahunas.

 

Philippe KLIMA n’en restera pas là puisqu’il réussi à décrocher en 2015, le titre dans la catégorie « legend », à Kiama, en Australie.

 

Enfin, autre discipline en vogue dans le monde entier, le stand up paddle voit un très jeune tahitien, Poenaiki RAIOHA, devenir champion du monde en 2014, puis vice-champion du monde en 2015, sans oublier sa 3ème place dans le tour professionnel cette même année.

 

Nul ne doute que les sports de glisse en Polynésie sont voués à un grand avenir.

 

Je voudrais donc vous renouveler toutes mes félicitations pour tout ce qui a été fait, tout ce travail qui a été le vôtre, et aussi pour votre exploit puisque vous avez gagné un ou plusieurs titres. Je n’oublie pas les familles qui sont à vos côtés depuis le début et qui éprouvent là une grande fierté, mais aussi tous les Tahitiens qui se lèvent à chaque fois que vous gagnez une médaille, parce que, ce que vous avez fait, vous l'avez fait pour vous-même, vous l'avez fait pour votre pays, vous l'avez fait aussi pour des valeurs qui vont bien au-delà du seul exploit, des valeurs d'engagement, d'exemplarité, de travail, de discipline, de solidarité. Vous avez eu du panache et vous avez en même temps réalisé votre rêve.

 

C'est ce que j’aimerai retenir et transmettre à notre jeunesse toute entière, cet esprit de travail, de discipline, de solidarité, pour avoir tout le courage nécessaire pour, ensuite, accéder au rêve, au rêve polynésien, celui d'améliorer à chaque génération le sort qui est le nôtre.

 

Vous, les champions, votre force, c'est d'avoir donné envie aux autres. C'est un beau message que de pouvoir, non pas simplement transmettre une expérience, mais transmettre une envie, un désir, une volonté. Il y a tellement de jeunes qui, en vous regardant, se sont dits qu'ils allaient faire comme vous. C'est vrai qu'il y a toujours une admiration, une exemplarité.

 

Alors, il faudra les accompagner. Je fais confiance à la fédération, aux présidents de fédérations qui se succèdent, parce que ce sont eux qui vont avoir à gérer tout ce flux d'ambitions, d'énergie, de vitalité.

 

Je veux aussi dire toute ma reconnaissance aux cadres techniques, aux entraîneurs. Aucune victoire n'est individuelle. Quel que soit son talent, quel que soit son mérite, quel que soit son effort, chaque fois qu'il y a une médaille ou une victoire, il y a toujours une participation d'autres à cette réussite. Vous devez votre victoire, bien sûr, à vous-même, mais vous la devez aussi à tous ceux qui vous ont accompagnés, préparés, formés, encouragés, motivés, soignés, à ceux et à celles auprès desquels vous vous êtes confiés parce qu'il y a des moments où c'est plus difficile, parce qu'il y a des hauts, il y a des bas, il y a des doutes, et donc merci, chapeau à ces entraîneurs, à ces cadres techniques, à ceux que l'on ne voit pas.

 

Voilà, je ne veux pas être plus long parce que je veux que vous profitiez  pleinement de cette belle soirée.

 

Je vous renouvelle mes vœux de santé et de réussite pour cette année 2016 et je tiens à vous assurer du soutien du Gouvernement et de ses services dans toutes vos actions.

 

Merci et bonne soirée!

 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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