DISCOURS

VŒUX DE EDOUARD FRITCH

AUX SYNDICATS DE SALARIES

MERCREDI 13 JANVIER 2016

 

 

Monsieur le Secrétaire Général de CSTP/FO,

Monsieur le Secrétaire Général de A Tia i Mua,

Monsieur le Secrétaire Général de la CSIP,

Monsieur le Secrétaire Général de O Oe to oe rima,

Madame la Secrétaire Générale de Otahi,

Madame la Secrétaire Générale du STIP,

Monsieur le Vice-président,

Mesdames et messieurs les ministres,

Chers amis,

 

Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à notre invitation pour me permettre au nom du gouvernement de vous présenter nos vœux pour 2016.

Aussi, nous vous présentons nos vœux les plus sincères de paix, de joie et de solidarité. Nous souhaitons que le dialogue qui doit s’instaurer entre nous soit au bénéfice de vos membres, mais aussi de tous les Polynésiens et de notre pays. En effet, mon vœu est que nous puissions également consacrer notre intelligence et nos forces pour créer plus de solidarité entre tous les Polynésiens, dans leurs diversités de situation sociale et dans la diversité géographique de notre territoire. Vous êtes des syndicalistes dont la mission première est de protéger vos adhérents, certes.

Mais, au-delà de vos actions que certains seraient tentés de qualifier de corporatistes ou de catégorielles, vous êtes aussi des citoyens polynésiens sensibles au devenir de tous nos compatriotes. J’ai pu le noter lors de vos différentes déclarations.

J’ai commencé les rencontres ce lundi avec les vœux à la presse, puis les vœux à l’administration et les vœux aux membres du conseil économique, social et culturel. Aujourd’hui, c’est votre tour. Après vous, demain, je recevrai les syndicats patronaux.

Nous avons également souhaité faire le tour des principales confessions religieuses de Polynésie française. Nous avons déjà rencontré trois confessions. Ce soir, nous serons reçus par la direction de l’Eglise protestante Maohi et nous terminerons, la semaine prochaine par les Mormons.

Vous savez, je considère que les grandes organisations telles que je viens de le citer font partie des forces vives de notre pays. Elles ont une action et un impact important dans la vie de notre pays. C’est pour cela que j’ai souhaité les associer à nos vœux pour la nouvelle année.

Outre les thèmes ou les sujets spécifiques à chacune des organisations civiles ou religieuses, nous  partageons des sujets de préoccupation communs tels que :

-         la souffrance des familles touchées par la crise

-         le chômage et l’emploi

-         l’insertion des jeunes

-         la famille polynésienne

Ces thèmes communs sont partagés par tous et méritent, du fait de leur transversalité sociétale, une attention importante de la part de tous les acteurs publics, civils et religieux de notre pays.

 

Si certains d’entre vous sont des adeptes convaincus de la laïcité dans la gestion des affaires du pays, et sont dérangés par l’implication trop importante que j’accorde aux confessions religieuses dans l’action publique, je voudrais juste vous dire que les églises ont un rôle vital en Polynésie dans le maintien de la paix. Elles ont aussi un rôle important sur le plan social et éducatif. Certains d’entre nous, ici dans cette salle, façonnés par les Frères Hilaire, Pahure, Théophane, ne seraient pas là sans l’éducation privée. Je suis totalement convaincu que les églises ont un rôle essentiel dans la cohésion sociale de notre pays. Les messages des églises basés sur l’amour, la fraternité, l’unité, la paix, la miséricorde et la bonté de Dieu ont façonné la culture des polynésiens. Les valeurs du christianisme font partie désormais de notre culture. C’est une réalité.  

D’ailleurs, nous nous souvenons encore parfaitement que lors des graves crises sociales de 1987 et celles qui sont apparues plus tard, la société civile et les politiques ont fait appel à la médiation des églises.

Ceci également pour vous dire que le gouvernement a besoin de l’ensemble des forces vives de notre pays pour porter le redressement financier, économique et moral de notre pays.

Je vous ai déjà dit que ma gouvernance n’est pas basée sur l’exercice solitaire ou autoritaire du pouvoir. Bien au contraire. Nous serons bien plus forts, bien plus imaginatifs et bien plus efficaces à plusieurs que seul.

C’est aussi sur la base de cette profonde conviction que j’ai, dès mon élection à la présidence de notre pays en septembre 2014, fait appel au rassemblement des maires de Polynésie pour œuvrer ensemble au redressement et au développement de nos communautés et de notre pays. Depuis septembre 2014, toutes les communes de Polynésie ont bénéficié de subventions pour des projets utiles et opportuns au développement de leur communauté.

Le critère politique n’est plus le critère de décision d’octroi d’une subvention comme ce fut le cas durant de nombreuses années.

Vous pouvez vérifier mes propos notamment auprès des communes de Faaa, de Moorea, de Uturoa, de Taputapuatea, des communes dont les maires ne soutiennent pas obligatoirement ma politique. C’est cela aussi le changement de gouvernance que je souhaite insuffler dans notre pays.

Je souhaite mettre plus en avant ce qui nous rassemble que ce qui nous divise. Je souhaite que nous mettions tous en avant la notion de bien commun dans nos actions et dans nos réflexions. Je voudrais tant que nous ayons une perception plus positive des choses en appréciant plus la bouteille à moitié pleine que de râler pour cette bouteille à moitié vide. En 2013, la bouteille était vide, dois-je vous le rappeler. Aujourd’hui, elle est à moitié pleine. Ce n’est pas encore suffisant. Je le conçois. Cependant, il est préférable que nous construisions ensemble notre pays en nous appuyant sur les qualités de chacun plutôt que de se neutraliser en dénigrant les défauts des autres.

En ces périodes de crise, nos mentalités et notre psychologie sont des facteurs importants de notre redécollage ou de notre stagnation. En ces périodes de crises, nous avons intérêt bien entendu à conjuguer nos forces, petites ou grandes.

J’ai entendu, la semaine dernière un des leaders d’un syndicat patronal parler d’immobilisme. Bien sûr que nous aurions pu ou aurions dû faire mieux en 2015. Bien sûr que tout le monde souhaite aller plus vite. Ce responsable patronal a regardé ce que nous n’avons pas pu ou eu le temps de faire, sans regarder ou apprécier à leur juste importance tout ce qui a été fait en 2015.

 

Le retour de l’Etat au financement du RSPF est-il un évènement  sans importance ? Savez-vous le travail et les efforts qu’il a fallu déployer pour obtenir ce résultat en sachant que l’Etat s’était retiré de sa participation depuis 7 ans et que notre demande a été prise en considération à un moment budgétaire difficile pour l’Etat ?

 Croyez-vous que l’obtention de la prolongation de la défiscalisation jusqu’en 2025 a été un combat sans effort, sans implication du gouvernement polynésien et sans nuit blanche de nos amis parlementaires ?

Est-ce que la mise en place des deux contrats de projets d’un montant total de 48 milliards de francs s’est faite par un simple coup de baguette magique ?

Est-ce que finaliser en une année et dans le respect du droit et de la règlementation, deux projets privés, Hao et Tahiti Mahana Beach, qui totalisent 350 milliards de francs d’investissement est de l’immobilisme ?

Est-ce de l’immobilisme que d’avoir présenté la réforme fondamentale des transports interinsulaires en sachant que les communications aériennes ou maritimes sont vitales pour un pays aussi éclaté que le nôtre ?

Est-ce de l’immobilisme d’avoir conçu un nouveau schéma d’organisation sanitaire en sachant que le dernier remonte à 2005 et que le coût annuel de la santé est de plus de 75 milliards de francs ?

Est-ce de l’immobilisme que d’avoir mis en place un plan de transition énergétique en sachant que l’énergie est un poste de charge important pour nos familles et nos entreprises ?

 

Est-ce de l’immobilisme que d’avoir tranché le choix difficile d’achat des Boeing pour ATN après avoir passé du temps à évaluer d’une manière exhaustive les avantages et les inconvénients de muter de Airbus vers Boeing sur les plans technique et humain ?

Est-ce de l’immobilisme que d’avoir relancé le projet du SWAC de l’hôpital bloqué depuis 4 ans ?

Est-ce de l’immobilisme que d’avoir permis à 80 % de nos entreprises, qui sont de petites ou toutes petites entreprises, de bénéficier d’une fiscalité ultra simplifiée ?

Etc, etc….

Vous savez, j’accepte volontiers de reconnaître nos torts et je reçois les critiques qui nous sont lancés lorsqu’elles sont justifiées. Ces critiques peuvent nous faire grandir. J’accepte que l’on nous demande de faire plus, d’aller plus vite. J’accepte les propositions dès lorsqu’elles sont constructives.

Je vous avoue que je suis offusqué lorsque les critiques sont infondées et renforcées par le fait que les données qui ont servi aux analyses sont erronées. Affirmer que le solde de création d’emplois est nul, est une contre-vérité. Les notes de conjoncture établies parlent d’une augmentation de +1,6 % de l’emploi, soit une progression avec un solde net de plus de 329 emplois. Vous me direz que c’est insuffisant. Oui, c’est insuffisant. Mais, c’est mieux que les pertes nettes constatées les années passées. Nous sommes donc sur une pente plus favorable et positive. C’est pourquoi, nous ne devons pas relâcher nos efforts.

Je vous ai déjà dit que je n’ai pas la prétention de solutionner et de reconstruire en une année ce que le politique a détruit durant 10 ans.

 

Je vous ai toujours dit que :

-         Un, j’ai besoin de tout le monde pour redresser ce pays.

-         Deux, je travaillerai en toute transparence et dans le respect de la légalité

-         Trois, je prendrai des risques politiques pour m’attaquer aux réformes vitales de notre pays, telles que la PSG.

-         Quatre, mon souci est le bien de notre pays, ce n’est pas ma gloire politique. Certes, je vais créer un parti. C’est un outil au service d’une politique, au service de la démocratie, ce n’est pas un outil au service de la gloire d’Edouard Fritch.

Mes chers amis, il me semblait important, à l’occasion de ces vœux, que je partage avec vous des préoccupations et des considérations qui nous permettent de mieux nous comprendre afin de nous unir sur des objectifs communs. J’espère avoir pu vous éclairer sur mes motivations et les espérances qui m’animent.

Venons maintenant aux thèmes et sujets qui vous intéressent directement.

En 2015, 16 projets de Lois du Pays ont été présentés aux partenaires sociaux.

Certains d’entre eux ont pour visée de clarifier les relations entre la CPS et les employeurs sur la question des avantages en nature et des frais professionnels et d’encourager le développement des retraites complémentaires et des complémentaires de santé.

 

D’autres souscrivent à un objectif de simplification et d’assouplissement du code du travail avec notamment la forfaitisation du temps de travail des cadres ; l’extension des dérogations au repos dominical et simplification de la procédure d’autorisation des foires et marchés ; la simplification moyennant l’adoption d’un système déclaratif des modalités de stages en entreprises des élèves pour rapprocher l’école du monde du travail ; l’adaptation du code du travail aux contraintes spécifiques à la manutention portuaire ;  la simplification et assouplissement du cadre réglementaire relatif à l’insertion des travailleurs handicapés.

 

D’autres encore portent sur le renforcement de la professionnalisation des demandeurs d’emploi et de la cohérence des mesures d’aides à l’emploi de type contrat aidé, sur l’élévation du niveau de qualification des demandeurs d’emploi et enfin sur la mise en place d’un contrôle de la qualité de la formation à l’attention des salariés.

 

Ont par ailleurs été adoptés 3 arrêtés, dont le premier porte dérogation à la durée quotidienne du travail dans certaines branches d’activité tandis que le second visait à réactiver le comité technique paritaire qui participe notamment à la prévention des risques professionnels.

 

Enfin, la mise en application depuis le 1 er janvier 2016 des nouvelles conditions d’admission au RSPF permettra de lutter plus efficacement contre la fraude avec pour corolaire une intensification des contrôles à l’instruction lors de l’admission par la Direction des Affaires Sociales, puis ultérieurement lors du renouvellement annuel auprès de la CPS. Je vous rappelle que le RSPF coûte plus de 25 milliards de francs annuellement aux contribuables. L’importance croissante de cette somme nous oblige à être vigilent et à être regardant sur la gestion et l’évolution budgétaire de ce fonds.

 

Concernant les grands axes de la politique du travail.

 

Il est utile d’adapter le code du travail aux mutations de la société et de l’économie polynésiennes moyennant l’adoption de règles équilibrées conciliant efficacité économique et progrès social.

 

La Polynésie française s’est dotée en 2011 d’un code du travail consolidé qui a vocation à évoluer pour s’adapter aux mutations de la société et de l’économie polynésiennes.

Pour souscrire à une double exigence visant à assurer le respect des droits fondamentaux des salariés et à contribuer à la performance des entreprises, source de croissance et d’emploi, les pouvoirs publics doivent veiller à définir des règles équilibrées conciliant efficacité économique et progrès social.

 

Quels sont les objectifs principaux à atteindre au travers de ce travail de rénovation du code ?

 

Le premier objectif est de promouvoir la sante et la sécurité au travail pour sécuriser les parcours professionnels et réduire significativement les dépenses de santé. Le gouvernement s’attachera à renforcer l’information et la sensibilisation des employeurs ainsi que de leurs salariés, en application du volet 1 de la loi du pays  du 19 juillet 2010 relative à la santé au travail et à poursuivre les actions de contrôle pour la réduction du nombre d’accident du travail à moins de 5 accidents par jour calendaire.

 

Le deuxième objectif est de promouvoir le dialogue social pour une évolution cohérente et équitable du droit du travail. Le gouvernement s’attachera à redonner toute sa place à la concertation globale tripartite, qui a été réunie 7 fois en 2015.

 

Le troisième objectif est de combattre le travail illégal. La lutte contre le travail illégal permet d’assainir la concurrence déloyale entre les entreprises respectueuses du droit et les autres, de protéger les salaries employés illégalement en les rétablissant notamment dans leurs droits à la retraite et aux indemnités journalières et de participer à l’équilibre des finances publiques ainsi qu’au redressement des comptes sociaux de la CPS par le rétablissement de l’assiette des contributions sociales et fiscales.

 

Concernant les grands axes de la politique de l’emploi et de la formation professionnelle.

 

Le but est de faire reculer le chômage grâce à une politique publique de l’emploi et de la formation professionnelle réactive et garante de l’accès de tous à une formation de qualité. Pour cela, la réforme des mesures d’aides à l’emploi et à l’insertion relatives aux contrats aidés et aux stages d’insertion doit nous aider à réduire les facteurs d’inemployabilité (illettrisme, inexpérience), et à élever le niveau de qualification ou encore privilégier l’emploi durable.

 

Nous avons trois objectifs :

-         Premièrement, privilégier l’emploi durable grâce à une réforme des mesures d’aides à l’emploi et à l’insertion relatives aux contrats aidés.

 

-         Deuxièmement, privilégier l’emploi durable avec une qualification : la réforme en question prévoit également l’octroi d’une aide aux employeurs, dans les mêmes conditions énoncées supra, qui consentiront un effort de formation de leurs nouveaux salariés.

 

-         Troisièmement, accroître la qualité de la formation : grâce au développement du dispositif de l’apprentissage. La réforme en cours institue le centre de formation des apprentis de Polynésie française.

 

En matière de formation continue des salariés, des améliorations seront introduites pour s’assurer d’un niveau de qualification minimum pour les organismes de formation, grâce à un contrôle effectué par le fonds paritaire de gestion, sur la base de critères fixés par le conseil des ministres.

 

Enfin, concernant la Solidarité. 

 

En 2016, La réforme tant attendue de la Protection sociale généralisée entrera dans sa phase active avec la mise en application des premiers textes destinés à garantir les soins, la solidarité pour tous  et à pérenniser  le paiement des retraites.

 

Je suis conscient que c’est un dossier difficile ; difficile parce que les décisions à prendre sont lourdes et nécessitent de la part de tous du courage.

 

Pour ma part, les choix sont simples.

 

Soit on continue à faire la politique de l’autruche, comme on l’a fait depuis 10 ans, pour éviter de faire face à la réalité alarmante de notre PSG. Ce serait le choix du statu quo et donc de l’immobilisme. Ce choix, on le sait, nous conduira à la faillite sociale dans deux ans. 

 

Soit, on regarde avec lucidité les problèmes qui se posent et on recherche collectivement les solutions les plus appropriées pour sauver notre système de solidarité, même si chacun devra consentir à faire quelques efforts ou quelques sacrifices pour pérenniser la viabilité de notre système de retraite et de maladie au moins à l’horizon de 2035 dans un premier temps.

 

Vous le savez bien,  pour tout système de retraite par répartition, les partenaires sociaux disposent de trois leviers pour procéder au redressement de la situation financière des régimes de retraite: le taux de cotisation, le niveau des pensions et les bornes d’âge.

 

Augmenter sensiblement le taux des cotisations vieillesse, alors que la compétitivité et l’emploi pourraient être pénalisés par un coût du travail élevé, serait déraisonnable. Seule l’utilisation simultanée de plusieurs leviers pourrait permettre de parvenir à des solutions à même de pérenniser nos régimes.

 

Pour ce qui concerne la maladie, plusieurs paramètres tels que le Schéma d’Organisation Sanitaire, la création d’une Branche Unifiée Maladie, la mise en œuvre des pistes d’économie identifiées, la réaffirmation de l’importance de la prévention devraient nous permettre d’assurer une meilleure maîtrise de l’évolution des dépenses de santé. Les modalités de financement de la branche unifiée maladie par de la fiscalité  sont en cours d’études.

 

Chers amis, pour ma part, j’ai fait le choix de regarder la situation avec lucidité et de mettre en œuvre une démarche concertée d’élaboration des solutions qui soient les plus acceptables par tous.

 

La perspective évoquée par certains de faire payer l’état notamment pour ce que l’on qualifie de « dette du nucléaire » n’est ni suffisant pour rétablir durablement les équilibres, ni réaliste compte tenu du contexte économique dans lequel se trouve la métropole.

 

Néanmoins, si par chance, l’Etat se présenterait, dans les années à venir avec des moyens budgétaires plus favorables, les efforts demandés aux Polynésiens pourraient être à ce moment-là assouplis. Ou bien si notre économie se porte mieux dans les prochaines années, nous pourrions également, à ce moment-là, grâce à de meilleurs revenus fiscaux, assouplir les efforts demandés aux Polynésiens.

 

Mais, à l’heure où je vous parle, je suis contraint de vous proposer une solution basée sur des données ou sur des hypothèses de croissance de notre économie que nous estimons réalistes au regard de notre perception actuelle de l’avenir de notre pays. Certains partenaires sociaux voudraient que nous adoptions des hypothèses de croissance plus fortes et de retenir des hypothèses de recettes plus favorables que celles que nous avons adoptées.

 

Je préfère rester prudent sur nos hypothèses de croissance. Si notre futur se montre plus favorable, nous pourrons ensemble décider plus tard, de l’assouplissement que l’on pourra accorder aux cotisants.

 

Mes chers amis, comme je l’ai dit au CESC hier, je compte sur la bonne volonté de chacune et de chacun pour sauver ensemble le système de solidarité, d’assurance maladie et de retraite qui nous a tous protégé depuis 20 ans. Il est de notre devoir commun d’œuvrer en bonne intelligence pour redonner confiance à notre population qui s’inquiète pour leur retraite ou leur droit aux soins.

 

N’ayons pas peur de faire face à nos propres réalités, même si elles sont difficiles. Si nous engageons toutes les réformes avec la conscience du bien et le sens de l’intérêt général, nous ne pouvons que réussir notre mission.

 

Avant de clore mon propos, je voudrais vous livrer en primeur deux informations utiles en faveur de notre personnel de l’administration.

 

Tout d’abord, sur l’indice salarial des fonctionnaires. Après un gel de 8 ans de l’indice salarial, le conseil des ministres a décidé ce matin de l’augmenter de 1% pour l’année 2016. Cette augmentation s’opèrera en deux phases. La première de 0,5 %, le 1er mai 2016. La seconde de 0,5%, le 1er septembre 2016.

 

Ensuite, l’ouverture des concours pour notre administration. Faute de concours administratifs depuis de nombreuses années, notre administration regorge trop de CDD. Cette situation nuit à la continuité et à la stabilité du service public. C’est pourquoi, le conseil des ministres a également décidé, ce matin, de mettre 200 postes de catégories A et B en concours en 2016, tout cela en conservant la maîtrise budgétaire. Par cette décision, je veux d’une part, affirmer ma confiance à l’administration de notre pays, et d’autre part, permettre aux jeunes polynésiens, actuellement en CDD ou en recherche d’emploi, d’accéder à des emplois convenant à leur profil de compétence. Organiser des concours, c’est favoriser la culture du mérite, promouvoir l’équité et ainsi écarter la culture du « piston ». C’est aussi ce nouveau regard que je veux imprimer. Il est en cohérence avec la stratégie de modernisation, de rationalisation et de redéfinition du périmètre de notre administration. 

 

Voilà mes chers amis, les quelques propos que je souhaitais vous livrer cet après-midi.

 

Encore une fois, bonne et heureuse année à toutes et à tous.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Je vous invite à partager un pot de l’amitié.

 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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