DISCOURS

Discours du Président Edouard Fritch

Séminaire des commandants de brigade de la gendarmerie nationale

19 octobre 2015

 

 

Monsieur le Haut-Commissaire,

Colonel Caudrelier, commandant de la gendarmerie pour la Polynésie  française, et vos adjoints,

Mesdames et messieurs les commandants d’unité,

 

 

 

Chers amis,

 

C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté votre invitation pour partager un moment d’échanges et de convivialité avec vous.

 

Rassurez-vous. Je serai bref.

 

Tout d’abord, je voudrais vous dire à toutes et à tous,  Merci.  Merci pour tous les services rendus à notre population.

 

Merci pour tout le travail et le dévouement dont vous faîtes preuve pour protéger et mettre notre population en sécurité.

 

Se sentir protéger et être en sécurité, c’est un besoin essentiel auquel aspirent toutes les sociétés du monde.  Grâce à votre présence dans les principales zones de vie de la Polynésie française, vous assurez en quelque sorte l’autorité qui maintient la paix dans nos communautés.

 

Pour ma part, je reste convaincu que s’agissant de vie en société, l’autorité et l’ordre sont indispensables pour le bien être de chaque citoyen. Bien entendu, c’est une autorité éclairée qui est désirée. C’est un ordre républicain qui est accepté. C’est ce que vous tentez d’incarner chaque jour au travers de vos fonctions et de vos actes. Une autorité éclairée et un ordre républicain préservent la démocratie.

 

Par ailleurs, ces dernières semaines, notre tranquillité collective a été perturbée par une série d’actes de violences qui ont causé des morts. Ces évènements tragiques en série ont amené l’opinion à descendre dans la rue pour manifester contre la violence.

 

Même si l’ordre et la sécurité publique relèvent des compétences de l’Etat, je me sens, en tant que président de la Polynésie française et en tant que maire d’une ville urbaine,  très concerné par cette situation préoccupante qui touche directement les familles polynésiennes.

 

J’ai vu que, dans vos unités, vous avez un responsable de la prévention contre la délinquance, un responsable de l’emploi,  et je vous en remercie. Je formule le vœu que nous puissions conjuguer nos efforts et nos actions afin de lutter efficacement contre la violence.

 

Pour notre part, le gouvernement est entrain de préparer les assises de la famille. A mon sens, pour lutter contre la violence, il faut réhabiliter la famille.

 

J’ai donc demandé à la ministre des solidarités, madame Tea FROGIER, de préparer et d’organiser ces assises. Vous serez très certainement sollicités pour y participer et apporter vos témoignages, vos analyses et vos propositions.

 

Chers amis, la Polynésie française est une terre de paix et d’hospitalité. C’est en tout cas, sa réputation dominante. Cette paix et ce désir de bien vivre en commun sont des atouts précieux qu’il faut préserver à tout prix.

 

Je n’ose pas imaginer la catastrophe pour chaque citoyen de ce pays, si nous devions vivre les mêmes fléaux sociaux d’ampleur que nous montre l’actualité nationale et internationale chaque jour.

 

Aujourd’hui, vivre ou visiter un pays en sécurité est devenu un atout aussi important que vivre ou visiter un pays non pollué avec un environnement sain.  

 

Je compte donc sur votre implication et votre sens du dévouement pour aider ce pays à garder sa réputation de terre du Pacifique.

 

Veuillez recevoir en retour toute notre estime et notre reconnaissance.

Je vous remercie

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

Liens utiles

 

-www.net.pf

 

-www.innovation-publique.pf