DISCOURS

ALLOCUTION EDOUARD FRITCH

PRESENTATION DU BUDGET 2015

CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL ET CULTUREL

2 DECEMBRE 2014

 

 

Monsieur le Président du Conseil,

Monsieur le Vice-président,

Mesdames et messieurs les Ministres,

Mesdames et messieurs les conseillers,

Madame la secrétaire générale,

Mes chers amis,

 

 

Le mercredi 8 octobre dernier, nous étions dans cette même salle.  Merci encore pour l’accueil chaleureux que vous nous aviez réservé.

 

J’étais venu vous présenter mon gouvernement et vous dire que ma gouvernance est basée notamment sur le dialogue et la transparence utiles à la bonne marche de nos institutions.

 

Je crois que cet état d’esprit et ce geste d’ouverture envers les acteurs économiques, sociaux, culturels et environnementaux de notre pays, est apprécié d’un grand nombre d’entre vous et il nous faut continuer.

 

Je vous avais également promis que je viendrais vous présenter le projet de budget 2015. C’est l’objet principal de notre rencontre de ce matin.

 

Le vote du budget est, vous le savez, un des actes fondamentaux d’un élu territorial. C’est ce budget avec ses lois fiscales qui conditionne, organise et impulse la vie économique et sociale de notre pays.

 

Il est donc opportun que vous soyez utilement informés du projet que le gouvernement propose à l’approbation de la représentation de notre pays, jeudi prochain à l’Assemblée de la Polynésie française.

 

Avant de passer la parole à notre Vice-président, en charge du budget, je voudrais juste vous dire que j’ai donné comme consigne de départ, qu’il n’y aura pas de pression fiscale supplémentaire en 2015.

 

Les entreprises, les familles et les contribuables ont suffisamment donné l’année dernière. Vous avez, en 2014, déjà consenti un gros effort. Il nous faut maintenant nous préoccuper du coût de la vie et du pouvoir d’achat de nos compatriotes.

 

Cette consigne nous contraint donc à contenir nos dépenses et nos recours aux emprunts, sans pour autant nuire à la relance de nos investissements.

 

C’est l’exercice auquel notre Vice-président s’est livré.

 

Je puis vous dire qu’il a très bien réussi.

 

Aussi, nous accentuerons notre volonté de donner une plus grande importance aux investissements. Il s’agit là de la commande publique, grâce :

 

-          tout d’abord au budget d’investissements propres du Pays, avec plus de 39 milliards de francs en 2015, inscrits en crédits de paiement, y compris les reports ;

-          ensuite, aux subventions d’investissements du Pays aux communes, au travers de la Délégation au développement des communes et du Fonds intercommunal de péréquation. A ce sujet, je voudrais vous faire noter que je doterai le fond de la DDC de 1,6 milliard de francs en 2015, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2014. J’accélèrerai le remboursement du pays au FIP, par une dotation supplémentaire de 1 milliards de francs en sus du montant normal annuel.

-          et enfin, aux deux nouveaux contrats de projets 2015-2019, d’un montant global de 48 milliards de francs, que nous signerons très bientôt, d’une part avec l’Etat pour le contrat Etat-Pays sur des programmes propres au Pays, et d’autre part avec les Communes et l’Etat pour le contrat Communes-Pays-Etat pour des programmes propres aux communes.  

 

Je suis effectivement convaincu que les communes, collectivités de l’Etat sont, doivent et peuvent participer à notre politique de relance en faveur de l’emploi.     

 

Permettez-moi également, de vous informer que la solidarité de l’Etat envers notre régime de solidarité, le RSPF, sera concrétisée avant la fin de cette année, comme promis par le Premier Ministre et par le Président de la République.

 

Voilà les quelques propos que je souhaitais vous livrer ce matin pour que vous ressentiez bien la philosophie et la volonté globales qui animent notre gouvernement.

Mes chers amis, c’est bien un budget de relance et d’investissement que nous voulons engager. C’est un budget qui investit pour créer de l’activité et de l’emploi.

 

Je veux agir parce que ce pays est le nôtre. Il n’appartient pas à un clan. C’est notre bien commun à tous.

 

Je suis donc désireux de rassembler toutes les énergies positives et bâtisseuses de notre Polynésie française.

 

Vous avez compris, je n’occulte naturellement pas la contribution du secteur privé à la relance de l’économie. Je crois au rôle vital au secteur privé et je l’ai déjà exprimé devant vous.

 

Notamment, nous nous inscrivons totalement dans la continuité des grands projets initiés par le précédent gouvernement conduit par Gaston Flosse.

 

Les discussions continuent avec les concepteurs pour ce qui concerne le Mahana Beach de Punaauia.

 

Comme vous le savez, les esquisses du groupe 70 ont retenu l’attention du jury constitué lors de la première consultation lancée par la Polynésie.

 

Nous attendons dans les prochains jours les propositions de ce groupe quant aux investisseurs potentiels qu’ils voudraient réunir autour de la table.

 

Le second candidat, la société chinoise Forebase, nous a confirmé au mois d’octobre dernier son intérêt pour ce projet sur la base de ses esquisses naturellement.

 

Quant au golf d’Atimaono, la société Hainan a, elle aussi, confirmé son intention de réaménager le golf et d’y construire un complexe hôtelier. Ils l’ont confirmé au ministre de la relance économique, Jean Christophe Bouissou, lors de son déplacement en Chine le mois dernier.

 

Enfin, le projet d’aquaculture à Hao devrait voir le jour au courant du premier semestre 2015. La société Tahiti Nui Sea Food que nous avons rencontrée à deux reprises au cours des deux derniers mois s’est choisi un groupement de société polynésienne afin de passer à la phase de réalisation de ses infrastructures de l’atoll.

  

Nous aurons l’occasion de revenir vers vous tous, du dépôt prochain des demandes d’autorisation du projet prévu pour la fin de l’année.

 

Enfin, nous aurons d’importantes et vitales réformes à mener et à réaliser. Ce sont des chantiers qui nécessitent un vrai esprit de dialogue, d’ouverture, d’innovation et de raison, si nous désirons laisser une société saine aux générations futures de Polynésiens.  J’estime et j’ose croire que vous faîtes partie de ces personnes d’ouverture.

 

C’est la raison pour laquelle je suis ici, avec mon gouvernement, pour partager avec vous un moment de rassemblement pour la paix et le développement de notre pays.

 

Je vous remercie de votre attention et je passe la parole à notre Vice-président que je vous demande d’applaudir.    

 

 

 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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