DISCOURS
Allocution du Président de la Polynésie française 
Accueil des délégations du Conseil économique social et environnemental de Nouvelle-Calédonie et du Conseil consultatif, social et économique de Wallis et Futuna
 
Monsieur le Président de l’assemblée des Conseils économiques, sociaux et environnementaux des Régions de France, 
 
Monsieur le Président du Conseil économique, social et environnemental de Nouvelle Calédonie, Vice-président des Conseils de France,
 
Monsieur le Vice-président du Comité consultatif social et économique de Wallis et Futuna, 
 
Monsieur le président du Conseil économique, social et culturel,  
 
Mesdames les ministres, 
 
Messieurs les ministres, 
 
Mesdames et messieurs le Conseillers de Nouvelle Calédonie, de Wallis et Futuna et de Polynésie française, 
 
Chers amis du Pacifique et de France, 
 
 
Je tiens, en mon nom personnel, et au nom des membres du gouvernement à vous souhaiter la bienvenue à la présidence de la Polynésie française.
 
Je suis particulièrement heureux de vous recevoir car votre démarche s’inscrit dans un mouvement que je soutiens, et qui est celui de la coopération entre nos trois collectivités françaises du Pacifique.
 
Il m’a toujours semblé important qu’au niveau de nos institutions, et plus largement au niveau politique et de la société civile, nous puissions nous rencontrer, échanger, et parler autant que possible d’une même voix sur les sujets qui nous sont communs.
 
Vous le savez sans doute, en tant que président de l’assemblée de la Polynésie française, j’ai eu l’honneur de signer l’année dernière une convention de partenariat avec le président du Congrès de Nouvelle-Calédonie afin que nos deux institutions puissent mieux échanger et bénéficier de leurs expériences réciproques. Et je me réjouis que Wallis et Futuna ait immédiatement décidé de s’associer à ce partenariat.
 
Je salue donc la démarche qui a été la vôtre lors de la signature en août dernier d’une convention de partenariat entre le Conseil économique social et environnemental de Nouvelle-Calédonie, le Conseil économique et social de Polynésie française et le Comité consultatif, social et économique des Iles Wallis et Futuna qui s’inscrit dans la même logique que celle de nos assemblées parlementaires.
 
Vous savez également que quand j’étais député de la Polynésie française, je me suis toujours attaché, avec mes collègues polynésiens, à rechercher une approche cohérente et collégiale avec nos trois collègues calédoniens et wallisien. 
Avec eux, nous avons pu défendre des dossiers et porter des amendements sur des textes qui intéressaient nos collectivités. 
 
Ce travail en commun continue de porter ses fruits puisque nos députés ont porté, dans la continuité d’un vœu de vos institutions, un amendement à la loi de transition énergétique afin que nos collectivités puissent, à terme, bénéficier des effets de la contribution au service public de l’électricité, la CSPE.
 
Je vous annonce également que la présidente de la Nouvelle-Calédonie m’a fait part de son intention de nous rendre visite prochainement.
 
Donc, tant au niveau de nos institutions qu’au niveau politique, cette coopération entre nos collectivités est une réalité qu’il convient de développer.
 
Au-delà des problématiques institutionnelles, je souhaite bien sûr voir s’installer de véritables échanges économiques entre nos pays. Des échanges qui pour l’heure restent encore bien maigres alors que chacun d’entre nous avons des productions propres qui peuvent intéresser les autres plutôt que de s’approvisionner systématiquement sur les marchés extérieurs. Il est évident que, collectivement, nous constituons un marché beaucoup plus intéressant pour nos entreprises.
 
A ce titre, j’ai d’ailleurs reçu récemment une délégation regroupant les confédérations générales des petites et moyennes entreprises de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie qui ont également mis en place un véritable partenariat. 
Un partenariat, tant pour défendre les relations économiques entre la Polynésie et la Calédonie, que pour défendre les intérêts de nos entreprises au niveau national, et je pense notamment à la défiscalisation pour le maintien de laquelle il faut se battre.
 
Là encore, je pense qu’il faut agir en synergie et parler d’une seule et même voix. Ensemble, nous serons toujours mieux entendus et mieux compris par nos interlocuteurs, plutôt que de partir en ordre dispersé avec des discours différents.
 
Il est évident également que nos trois collectivités, même si elles peuvent avoir des approches statutaires différentes, peuvent tirer profit de leur situation géographique au cœur des échanges entre l’Asie et le continent américain. Là encore, il y a des synergies à trouver, d’autant que la France a bien conscience de la position stratégique que lui confèrent nos collectivités dans le Pacifique.
 
Mais au-delà, je voudrais quand même souligner que les liens entre nos collectivités se sont tissés naturellement, sans que les institutions ne développent les coopérations que nous connaissons aujourd’hui.
 
Ces liens, ce sont ceux qui sont nés par les hommes et les femmes qui ont décidé de quitter leur collectivité d’origine pour s’installer chez leurs voisins. A Tahiti, nous accueillons ainsi une communauté wallisienne, bien intégrée et bien organisée, ainsi bien sûr que des calédoniens ; en Nouvelle-Calédonie, les tahitiens sont implantés de longue date, de même bien sûr que les wallisiens.
 
Ce brassage de population, je pense qu’il faut le prendre comme une chance et comme un apport. Je pense également qu’il contribue au partage de nos cultures et des valeurs qui nous sont communes.
 
Nous partageons une histoire commune qu’il convient de faire vivre en se tournant résolument vers l’avenir pour nous développer en préservant nos identités dans ce vaste océan Pacifique.
 
Vous pouvez compter sur moi pour encourager et faciliter tous les échanges entre nos communautés respectives.
 
Je vous remercie de votre attention.
 
 
 
 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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